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Banque de Ressources Interactives
en Sciences Economiques et Sociales
Entièrement gratuit. Réalisé par des enseignants de l'éducation nationale. CRDP de l'académie de Lyon.
Tous les cours entièrement rédigés, les notions, des exercices, des enseignants qui répondent à vos questions
Bonjour à tous et toutes
Vous devez commencer à vous préparer intensivement aux épreuves écrites de SES du baccalauréat. Pour cela, BRISES peut vous aider grâce à trois rubriques :
- "Apprendre à argumenter" qui vous aide à comprendre une question posée, à argumenter votre réponse etc (rubrique méthodes).
- "Forum" (discussions intitulées "Les épreuves du bac") sur lequel vous pouvez poser des questions sur des problèmes qui vous bloquent
- "SOS devoirs" bien sûr dont le but est de vous expliquer et préciser les remarques faites par votre professeur sur des devoirs qu'il vous a rendus et, aussi, de vous donner des conseils pour progresser.
N'hésitez pas à utiliser ces rubriques et bon courage pour ces entraînements !
Action Collective est une notion du chapitre 4 : Conflits et mobilisation sociale, elle est classée comme une notion essentielle du chapitre et peut donc apparaître dans un sujet du BAC!
A partir de l'introduction postée par un élève nous vous proposons une analyse de cette introduction, un diagnostic et des conseils pour progresser.
Brises ouvre plusieurs forums pour vous permettre de poser vos questions et de discuter sur les thèmes du programme, les dissertations, les questions de synthèse et d'une façon plus générale sur les questions que vous vous posez sur les Sciences Economiques et Sociales. N'hésitez pas nous serons là pour répondre.
L'équipe de Brises.
Une nouvelle rubrique a été créée et est en ligne : SOS devoirs. Il s'agit d'un espace vous permettant de nous transmettre des parties de devoir, notamment " type bac ", pour que nous puissions vous expliquer de manière individualisée ce qui pourrait être amélioré ; de plus, nous vous donnerons des conseils pour améliorer vos réponses.
Cette rubrique comporte aussi un aspect collectif puisque tout internaute pourra donner son avis sur le problème soulevé et faire des propositions un peu comme dans un forum.
Allez sur SOS devoir pour plus de détails !
Selon l'économiste John Maynard Keynes (1883-1946 ; pour en savoir plus : une brève présentation de cet auteur, ainsi qu'un portrait plus complet publié par Les Echos.fr), c'est en soutenant la demande, c'est-à-dire la consommation et l'investissement, qu'on peut relancer la croissance et résorber le chômage.
Il semble que Victoria Beckham ait parfaitement compris cela, et ait souhaité agir en faveur de la reprise. C'est ainsi que, de passage à Milan pour les soldes du mois de janvier, elle a dépensé plus d'un demi-million d'euros (550 000 euros) dans les boutiques de mode ! Victoria Beckham ? Un remède contre la crise ! Elle mériterait d'être félicitée par les gouvernements occidentaux (américains et européens) puisqu'avec de telles dépenses, on peut estimer qu'elle donne un coup de pouce aux plans de relance que ces gouvernements ont mis en place depuis l'année dernière, pour tenter d'enrayer la crise économique.
Mais qu'est-ce qu'un plan de relance ? C'est l'intervention de l'Etat dans l'économie pour prendre des mesures en vue de stimuler la croissance. On considère que les plans de relance sont d'inspiration keynésienne puisque, généralement, ils reposent sur l'idée de favoriser la demande pour soutenir la production et l'emploi. A propos de l'actualité de Keynes, vous pouvez lire cet article paru dans Le Figaro.fr, et consulter ce dossier d'Alternatives Economiques.
Parmi les mesurées adoptées en France, on trouve par exemple l'augmentation de la prime à la casse, pour inciter les ménages à acheter des voitures, et ainsi soutenir l'activité du secteur automobile. De plus, les investissements publics, sous la forme de 1000 grands projets, ont été favorisés. Pour connaître le détail du plan de relance français, vous pouvez prendre connaissance des publications gouvernementales : présentation du plan de relance et des 1000 projets. Vous pourrez aussi vous faire une idée des critiques adressées à ce plan de relance en lisant cet article de L'expansion.com, ou encore cet autre article publié par Le Monde.fr.
Un an et demi après le début de la crise financière aux États-Unis, un premier bilan peut être fait en termes d'emplois et de chômage.
D'après les chiffres du journal Les Échos, que ce soit aux États-Unis, en Allemagne, au Japon ou en Grande-Bretagne, c'est le renversement de tendance qui apparait le plus net après selon les pays plusieurs année de baisse.
La France n'échappe pas au phénomène, bien au contraire, comme le montrent les chiffres de l'INSEE et le dossier de la DARES.
Au troisième trimestre 2009, la dette publique (à ne pas confondre avec la seule dette de l'État central ni avec le déficit public) a donc été évaluée à 1 457,4 milliards d'euros soit 75% du PIB, ce qui recouvre une très forte augmentation : le site de l'INSEE présente son évolution depuis 2007.
Évidemment, une des raisons de cette augmentation est liée à l'accroissement du déficit budgétaire (voir Les Échos pour l'évolution en milliards d'euros). Mais comment expliquer le creusement du déficit ? Comme vous l'avez étudié en première, lorsqu'il y a une " crise " économique (due actuellement à la crise financière), cela signifie que le PIB voit son augmentation ralentir voire baisser comme récemment. Vous avez ici les chiffres de l'INSEE et les prévisions du ministère de l'économie.
Comme les revenus naissent de la production, les revenus distribués et donc la consommation vont ou ont augmenté faiblement ce qui s'est traduit (et se traduira) par une faible augmentation des impôts perçus. De plus, les pouvoirs publics ont été incités à relancer l'activité dans une logique keynésienne classique: ainsi les dépenses publiques ont continué à augmenter (pensez par exemple à la " prime à la casse"). Quelques chiffres, en millions d'euros, provenant du Ministère du Budget, pour la période actuelle montrent ces phénomènes.
Ainsi s'explique l'accroissement récent du déficit et de l'endettement publics .
Mais est-ce grave d'arriver à un tel niveau d'endettement étant donné que cette évolution est en partie recherchée ? Voici quelques éléments de réponse dans les quotidiens Les échos et Libération.
Le 29 décembre 2009, le conseil constitutionnel a censuré le dispositif prévu pour la taxe carbone. Les raisons sont liés à la rupture du principe d'égalité que ce projet introduisait comme il est précisé dans son communiqué de presse. Le gouvernement a indiqué qu'il tiendrait compte de cette décision. Débat à suivre donc avec par exemple des avis de la Ministre de l'économie, de la Ministre de l'écologie ou du Ministre du Budget sur les sites du Monde, du Figaro ou des Échos par exemple.
Le jeudi 22 octobre 2009 à San Fransisco lors d'une vente aux enchères organisée au profit d'une association humanitaire, l'actrice Charlize Theron a donné une très belle et très originale illustration de la " loi de l'offre et de la demande " selon laquelle quand un produit est rare (car plus fortement demandé qu'offert), il devient vite cher, voire très cher…
Estimant que la vente ne rapportait pas assez à l'association, l'actrice a proposé la mise aux enchères d'un de ses baisers ! C'est une femme qui a eu la chance de faire cette acquisition peu commune pour un montant de… 140 000 dollars ! Il semble donc que les baisers de Charlize Theron valent de l'or !
Mais que valent-ils en euros ? Pour le savoir, il faudrait connaître le taux de change qui permet de convertir les dollars en euros… Rien n'est plus simple ! Il suffit de consulter les données de la BCE (Banque Centrale Européenne). En déplaçant la souris le long de la courbe du graphique, on découvre que le 22 octobre dernier, 1 € valait 1,5 $, autrement dit que le baiser de Charlize Theron à 140 000 dollars valait environ 93 333 euros (c'est-à-dire 140 000 / 1,5).
Au passage, on apprend que la valeur de l'euro en 2009 augmente depuis mars 2009. Faut-il s'en réjouir dans cette période de crise ? Difficile d'apporter une réponse tranchée à cette question. En effet, si un euro qui se valorise favorise les importations en Europe parce qu'il permet aux ménages européens d'accéder à moindre coût aux produits étrangers, il pénalise en revanche les exportations européennes et risque de freiner la production des entreprises de la zone euro (Voir la notion taux de change sur BRISES).
Pour vous faire une idée des aspects positifs et négatifs d'un euro fort, vous pouvez lire ces 2 articles publiés par L'expansion.com le 19 octobre 2009, et le 21 octobre 2009. Pour finir, cet article publié par Libération.fr le 21 octobre 2009 vous informera des inquiétudes respectives, plus ou moins fortes, de la BCE, de la France et de l'Allemagne face à un euro fort.
Le 3 novembre 2009, le président tchèque, Vaclav Klaus, a signé la ratification du nouveau traité européen. Après le référendum bis irlandais qui a vu le oui l'emporter, l'UE à 27 va donc pouvoir appliquer ce traité de Lisbonne qui crée deux fonctions. D'une part, une présidence stable du Conseil européen de deux ans et demi. D'autre part, un haut représentant pour les relations extérieures ayant des pouvoirs renforcés. Un sommet européen extraordinaire s'est réuni pour nommer les titulaires à ces deux fonctions : le belge Herman Van Rompuy et la britannique Catherine Ashton.
Même pendant le week-end, l'acteur américain est capable d'accroître la quantité de richesses produites dans le monde ! En effet, durant la matinée du samedi 24 octobre 2009, il a eu un accident de moto à Los Angeles. Sans gravité, cet accident n'a fait aucun blessé, mais l'acteur a dû se faire raccompagner chez lui, ce qui indique que son véhicule a été endommagé et qu'il devra le faire réparer. Brad Pitt est donc bien à l'origine d'une nouvelle création de richesses : le dépannage, la réparation, le remplacement éventuel de certaines pièces de sa moto sont autant de services et de biens produits à l'occasion de son accident ! Or, qui dit augmentation de la production et des richesses produites, dit accroissement du PIB (et donc croissance) ! Par conséquent, même lorsqu'il ne travaille pas, Brad Pitt parvient à faire augmenter le PIB mondial et à soutenir la croissance : il est vraiment trop fort ce Brad !
L'exemple de cet accident de moto est l'occasion de rappeler que, comme tout indicateur, le PIB présente des limites. En effet, sont incluses dans son calcul les richesses créées lors d'événements humainement et socialement néfastes – comme les accidents de la route – mais pas des phénomènes tels que la paix ou le respect des droits de l'homme qui contribuent pourtant à assurer le bien-être des populations. Le dossier du n°283 d'Alternatives Économiques (septembre 2009 – très probablement disponible dans votre CDI ou votre bibliothèque préférés) fait le point sur ces limites (et sur les discussions qui en découlent), tout comme le cours de Brises, ou encore cette activité de Brises.
C'est la question que semblent se poser les acteurs de PBLV. En effet, leurs salaires n'ont pas augmenté en 2009, si bien que certains " récurrents " songent à partir… Mais leur situation s'est-elle vraiment dégradée ? Il ne faut pas oublier que tout au long de l'année 2009, l'inflation n'a pas cessé de diminuer, et qu'elle est même négative ces tous derniers mois. Or, à niveau de salaire constant, si les prix diminuent, le pouvoir d'achat augmente ! Mais alors, de quoi se plaignent les acteurs de PBLV ? On peut supposer qu'ils ont bien conscience 1) que leur pouvoir d'achat augmenterait encore plus vite si non seulement les prix diminuaient mais qu'en plus leurs salaires étaient revalorisés, et 2) que le contexte économique actuel est plutôt morose, et qu'il serait bon de gagner suffisamment pour pouvoir épargner pour se prémunir contre les risques – comme le chômage – que l'avenir peut réserver…
Pour obtenir des informations plus précises et détaillées sur l'évolution des prix durant ces derniers mois, vous pouvez consulter le site de l'INSEE, ainsi que cet article publié par Ouest-France.fr le 13 août 2009.
Pour mieux comprendre comment la variation des prix modifie le pouvoir d'achat des ménages (et donc celui des acteurs de PBLV !), vous pouvez faire cette activité proposée par Brises.org.
Enfin, n'hésitez pas à lire cet article publié par LesEchos.fr le 17 juillet 2009 ! Il vous apprendra que l'évolution des prix peut entraîner une modification du niveau des prestations sociales (dont les pensions de retraite font partie).
Jeudi 10 septembre 2009, Nicolas Sarkozy a annoncé l'introduction de la taxe carbone à partir de janvier 2010. Le prix de la tonne de C02 est fixé à 17 euros. Cette taxe qui repose sur le principe "pollueur = payeur" doit modifier les comportements des ménages et des entreprises en faveur d'économies d'énergies fossiles comme le pétrole et le gaz, et les inciter à mobiliser des énergies renouvelables comme le solaire. Cependant cette taxe verte doit être fiscalement neutre (c'est la volonté du gouvernement) et elle n'augmentera pas, normalement, les prélèvements obligatoires : un système de compensation sera mis en place. Cette contribution climat-énergie a pour origine les accords du Grenelle de l'environnement mis en place fin 2007. La "Conférence des experts" sous la présidence de Michel Rocard mi-2009 avait étudié cette question et proposait une taxe à 32 euros la tonne de C02. Le site du Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer offre de nombreuses informations sur ce thème.
En mai 2009, le directeur de l'insee a remis un rapport sur le "Partage de la valeur ajoutée, partage des profits et écarts des rémunérations en France". Ses résultats sur le partage du profit diffèrent des données fournies par Alternatives économiques sur ce sujet (voir actualité précédente). En effet, pour l'insee, la répartition du profit (le résultat de l'entreprise à partir de l'excédent brut d'exploitation, une fois versés principalement les intérêts en cas de dette de l'entreprise et l'impôt sur les sociétés) s'établit comme suit : 7% pour l'épargne salariale, 36% pour les revenus versés aux propriétaires du capital, 57% pour l'épargne de l'entreprise (source de son autofinancement).
Le rapport de la "commission Stiglitz" vient d'être publié. Il vise à apporter des éléments de réponse à des interrogations anciennes portées il y a quelques mois par le Président de la République, Nicolas Sarkozy. Ce dernier a demandé à J. Stiglitz de présider une commission sur la mesure de la performance économique et du progrès social. Il s'agissait notamment de préciser les limites du PIB en tant qu'indicateur de cette mesure. Sur le site de la commission, est donc publié le rapport avec notamment les 12 recommandations (à partir de la page 14) et de nombreuses informations comme ces quelques précisions sur le PIB en tant qu'indicateur de revenu (à partir de la page 103) et un joli graphique sur le cas de l'Irlande page 104.
Pour une analyse critique de ce rapport, vous pouvez aller sur le site de l'IDIES qui lui consacre un article.
C'est par une loi promulguée le 1er décembre 2008, 20 ans après celle qui avait été promulguée pour créer le RMI, que le RSA va voir le jour. Il rentrera en vigueur le 1er juillet dans toute la France métropolitaine.
Son objectif est de rendre le travail plus incitatif pour les personnes touchant des minima sociaux et ainsi d'éviter la "trappe à inactivité". Ainsi, le RSA sera, comme le RMI, un revenu minimum pour ceux qui ne travaillent pas mais aussi un complément de revenu pour ceux qui travaillent. Le barème peut être consulté sur le site officiel du premier ministre.
La comparaison entre le montant du RMI et celui du RSA peut être consultée sur le site du Monde.
Enfin, un petit dossier très intéressant réalisé par La Documentation française fait le point sur l'histoire RMI et les enjeux du passage du RMI au RSA
Toutes ces entreprises, ou plutôt leurs dirigeants, ont récemment suscité la polémique en s'octroyant des rémunérations à, au moins, 7 chiffres alors même qu'ils venaient de bénéficier d'aides de l'Etat.
Si certains des dirigeants concernés ont renoncé à cette rémunération, comme ceux de la Société Générale, ou encore certains des cadres d'AIG, d'autres en revanche n'ont pas eu les mêmes scrupules. Ainsi, comme le révélaient il y a peu Les Echos, la banque Natixis, indirectement aidée par l'Etat via la Caisse d'Epargne et la Banque Populaire, ses deux principaux actionnaires, compte distribuer 90 millions d'euros de bonus à ses traders. De même, le PDG sortant de Valeo -équipementier automobile qui vient de percevoir une aide de l'Etat de 19 millions d'euros- Thierry Morin devrait toucher un parachute doré estimé à 3.2 millions d'euros, une affaire reprise notamment par le Figaro. Alors que les plans de licenciements se multiplient ici et ailleurs, le scandale soulevé par ces rémunérations que l'opinion publique juge inappropriée amène les Etats et gouvernements à agir. Ainsi, la présidence américaine a décidé de surtaxer certaines rémunérations comme nous le rappelle Le Monde et en France, les députés et sénateurs viennent de contraindre le gouvernement à aller plus loin dans son projet d'encadrement des bonus et autres parachutes dorés.
Finalement, toutes ces mesures prises dans l'urgence reviennent à se poser la question de l'éthique du capitalisme et de sa capacité à être moral. Une question qui mérite sans doute un détour par la philosophie ; c'est justement la démarche adoptée par le Figaro qui a rencontré André Comte-Sponville.
Pour commencer, un article très complet de Thomas Piketty paru dans le journal Libération qui revient sur l'inflation des très hauts salaires qui expliquent le creusement des inégalités.
Quelques uns de ces hauts salaires font d'ailleurs l'objet d'une forte médiatisation ; il s'agit des salaires des sportifs et plus particulièrement des footballeurs. Ainsi, Le Parisien révélait récemment les salaires perçus par les joueurs du PSG, une enquête reprise dans Le Figaro.
Le secteur du spectacle assure donc à ses représentants des revenus conséquents comme nous le révèle le palmarès des acteurs français les mieux payés en 2008 paru dans le Monde. " Bienvenue chez les ch'tis ", en plus d'être un succès populaire, s'avère être un succès financier pour Dany Boon qui a cumulé 26 millions d'euros de revenus. Pour comprendre comment se décomposent ces 26 millions, vous pouvez regarder cette vidéo proposée par le Figaro.
Enfin et puisque la démarche propre à votre discipline préférée consiste à méler les regards de l'économiste et du sociologue, vous ne manquerez pas de vous intéresser au dossier que la revue Sciences Humaines (n° 191 du mois de mars 2008) a consacré aux "Inégalités, le retour des riches".
Les femmes, bien sûr ! C'est une statistique de l'ONU que l'on peut trouver dans un encart du journal Le Monde (8/9 mars 2009) avec d'autres statitisques sur les inégalités hommes-femmes.
Que ce soit dans la scolarisation, dans l'accès aux positions économiquement et socialement valorisées, dans la répartition des revenus, on observe la persistance d'inégalités importantes entre les hommes et les femmes dans le monde. Pour compléter votre information sur ce sujet, vous pouvez lire l'article du Monde (page 16), mais aussi aller sur le site de l'ONU consacré à la journée du 8 mars ou sur d'autres sites consacrés à l'analyse des inégalités hommes-femmes (par exemple, celui de l'Observatoire des inégalités, celui du Ministère du Travail et de la Solidarité ou la page que l'Agence France-Presse a consacré aux inégalités professionnelles à l'occasion de la Journée de la Femme)).
La crise financière et économique que nous vivons a engendré des réactions des entreprises et des pouvoirs publics. Une des réactions naturelles est, pour les pouvoirs publics, d'accorder des aides aux entreprises (banques, entreprises automobiles notamment).
Ces aides qui sont accordées au niveau national remettent au goût du jour une des critiques traditionnelles de ce type d'aide : la distorsion de concurrence vis-à-vis des entreprises non résidentes. Pourrait se profiler, si cela était vrai, le scénario de 1929 où la guerre commerciale a engendré la fermeture des frontières et accentué la crise économique.
Quelques articles peuvent vous aider concernant le débat actuel:
sur Le Figaro, un article du 2 mars 2009 qui discute du caractère protectionniste du plan de relance en France.
dans Les Echos, un article du 27 février 2009 qui décrit les craintes des pays de l'Est de l'Union Européenne vis-à-vis du plan de relance français
dans Libération, un article du 16 février 2009 qui permet de lire une mise au point des pouvoirs publics français
et enfin un article sur site d'Alternatives internationales
Pour prendre un peu de recul et mieux comprendre les mécanismes en cause dans ces débats, vous pouvez lire , dans BRISES, la première partie du chapitre 6 – Internationalisation des échanges et mondialisation.
En ce qui concerne le cas de l'Union européenne par rapport aux pays non membres, vous pouvez lire la note de veille du CAS n °70 de 2007 " La préférence communautaire, un choix collectif en évolution ".
Nicolas Sarkozy lors de sa conférence de presse à l'Elysée le 5 février dernier a déclaré : il faut que les entreprises partagent leurs bénéfices en trois tiers. Un tiers pour les actionnaires, un tiers pour les salariés sous forme d'intéressement et de participation aux bénéfices et un tiers qu'elles conservent pour financer leurs investissements et leur développement.
Qu'en est-il dans les faits ? Un article d'Alternatives économiques reprend les statistiques de l'insee pour 2006 : en ordres de grandeur, 75% du profit est distribué aux actionnaires, 16% aux salariés et 9% reste à l'entreprise pour son autofinancement.
Jeudi 29 janvier 2009, le journal Le Monde titrait "les syndicats ont réussi leur journée de mobilisation". Plus d'un million de personnes dans les rues des villes de France selon le ministère de l'intérieur.
Près de deux millions selon les syndicats: "les plus grandes manifestations de salariés depuis une vingtaine d'années" a commenté François Chérèque de la CFDT, et "ce n'est pas un coup de colère passager" a assuré Bernard Thibault de la CGT. Les revendications portaient sur la défense de l'emploi et des salaires face aux inquiétudes de la montée du chômage et de la baisse du pouvoir d'achat. Etaient mobilisés les salariés du privé et des personnels des hôpitaux, de l'enseignement etc ... pour réclamer la fin des suppressions de postes dans la fonction publique.
Une grève générale a été déclenchée à la mi-janvier 2009 pour lutter contre la vie chère, le symbole étant les prix des carburants.
Déjà le 8 décembre, des barrages routiers avaient été dressés par un collectif pour demander la baisse des prix des carburants. Le 20 janvier, un appel à la grève générale est lancé par le Comité contre l'exploitation outrancière (LPK), appel très largement suivi par la population de l'île. Depuis début février, des négociations se déroulent entre le collectif et le secrétaire d'Etat à l'outre-mer, Yves Jégo, en particulier sur la baisse des prix et la hausse des plus bas salaires.
Pour aller plus loin, deux dossiers dans Le Monde du 20.02.09 : "France-Antilles, quatre siècles d'incompréhension" et "les DOM, des départements à l'économie sinistrée".
77 000 emplois ont été détruits en un jour le lundi 26 janvier aux Etats-Unis et en Europe
C'est ce qu'annonce le journal Le Monde dans la reprise d'un calcul effectué par The Gardian. Cette destruction massive d'emplois concerne surtout les Etats-Unis avec 43 000 emplois mais aussi l'Europe.
Des suppressions d'emplois ont en effet été annoncées dans des secteurs d'activité touchés par la crise actuelle comme l'immobilier. Catterpillar annonce 20 000 suppressions de postes dans le monde : c'est un spécialiste des engins de chantier. De même dans l'automobile, GM envisage de supprimer 2 000 emplois ; mais aussi dans les banques et les assurances ING, groupe néerlandais supprimera 2 000 emplois dans le monde. Et la liste ne s'arrête pas là !
Pour plus de précisions sur l'actualité, consultez les liens suivants :
Dans Libération, un article sur ces suppressions d'emplois massives.
Sur Le Monde avec un article sur ce lundi noir mais aussi une carte concernant la France
Dans Les Echos avec un article sur Vodaphone
Dans La Tribune avec un article sur Boeing
Pour comprendre plus en détail les mécanismes et remettre ses évolutions dans une perspective de plus long terme, vous pouvez :
- Aller sur le site de l''INSEE où vous pourrez replacez les évolutions récentes dans une perspective plus longue
- Puis pour comprendre ce qui se passe actuellement en matière d'emplois, il est nécessaire de préciser les liens qui unissent croissance et emploi amis aussi aux mutations techniques. La partie traitée sur BRISES intitulée " Croissance, progrès technique et emploi" fait le point sur les mécanismes essentiels à long terme.
Bonnes lectures !
De nombreux articles tentent de faire comprendre les mécanismes de la crise financière. Nous vous proposons les articles, livres ou rapports facilement accessibles :
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Plus de 250 activités interactives, soit plus de 400 exercices (QCM, exercices à trous, schémas à compléter) pour apprendre, comprendre, réviser.
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