La dissertation, exercice assez typiquement français, doit suivre des règles précises. Ces règles sont souvent considérées comme contraignantes et formelles (c'est-à -dire qui concernent la forme). Elles le sont certainement. Mais il faut aussi admettre que ces règles aident à construire une argumentation solide et à la présenter de façon convaincante. Et quand on n'arrive pas à respecter ces règles, c'est bien souvent que l'argumentation n'est pas très solide.
Quelles sont donc les règles qu'il faut essayer de respecter quand on doit rédiger une dissertation ?
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Un plan en deux ou trois parties maximum, elles-mêmes divisées en deux ou trois paragraphes (pas plus, pas moins), eux-mêmes divisés éventuellement en deux ou trois sous-paragraphes. Traditionnellement, le plan n'est pas apparent, c'est-à-dire qu'on n'écrit pas tel quel le titre des parties. Au baccalauréat en SES, le plan apparent est normalement accepté, à condition que le titre des parties ait du sens : il faut donc en général mettre une phrase avec un verbe conjugué.
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Pour chaque partie, un chapeau introductif, donnant le sujet étudié dans cette partie et justifiant le plan suivi à l'intérieur de la partie, et une conclusion partielle à la fin de la partie pour dire clairement quel élément de la réponse globale on a montré dans cette partie. Inutile de dire que les affirmations soutenues à l'intérieur des parties doivent être argumentées [si vous ne savez pas ce que c'est qu'un argument, reportez-vous aux modules précédents]. En SES, on utilise pour cela, entre autres, les éléments trouvés dans le dossier documentaire.
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Une transition entre les parties mettant en évidence le lien logique entre les deux idées soutenues dans les parties.
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Une introduction solidement charpentée (donc forcément d'une certaine longueur...), comprenant une "accroche" (c'est-à -dire une entrée en matière qui permettra ensuite de poser le sujet), la présentation de la question (on pose le sujet, comme on dit), une analyse de cette question débouchant sur une façon d'aborder le sujet (ce que certains appellent la problématique), l'annonce d'un plan qui dépend clairement de l'analyse que l'on vient de faire du sujet (c'est-à -dire qu'il faut justifier le plan retenu). L'analyse du sujet nécessite assez souvent de définir les termes essentiels du sujet mais ce n'est en aucun cas une règle : donner systématiquement la définition des termes du sujet, sans la relier à l'analyse que l'on fait de la question et du plan qui va suivre, ne sert à rien et est donc inutile. En SES, l'annonce du plan est explicite et on sait très clairement, dès l'introduction, où on va. Ce n'est pas le cas dans d'autres disciplines comme en français ou en philosophie.
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Une conclusion, en général beaucoup plus brève que l'introduction, qui doit répondre de manière claire et explicite à la question posée en reprenant les conclusions partielles des différentes parties. En principe, la conclusion doit également contenir une "ouverture", c'est-à -dire une nouvelle question qui se pose, logiquement, une fois la question posée dans le sujet résolue (ce qu'on a normalement fait à l'issue du devoir). Tous les élèves savent qu'il faut faire une ouverture et ils essaient souvent de le faire. Malheureusement, la qualité des ouvertures est en général très mauvaise. Mieux vaut pas d'ouverture qu'une mauvaise ouverture. En revanche, la réponse claire à la question posée est absolument indispensable.
Vous remarquez que ce qui prime dans ces règles de construction d'une dissertation, c'est la logique générale, le raisonnement, l'enchaînement des idées les unes aux autres. Le contenu peut être plus ou moins complet, cela changera certes votre note, mais si vous ne suivez pas un fil directeur, si vous n'avez pas réellement de réponse claire au sujet, si vos idées sont juxtaposées les unes aux autres sans lien logique, vous risquez bien d'avoir une note décevante, quel que soit le niveau de vos connaissances.