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| Devoir | Posté le | Catégorie | Type de sujet | Chapitre Principal |
|---|---|---|---|---|
| 111 | 23-01-2026 | Qu'est ce qui ne va pas dans mon plan détaillé ? | QUESTION SYNTHESE. | Travail et emploi - CHAPITRE 2 |
Après avoir montré que les politiques de flexibilité du marché du travail peuvent permettre de favoriser les créations d’emplois, vous mettrez en évidence les limites de ces politiques.
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Après avoir montré que les politiques de flexibilité du marché du travail peuvent permettre de favoriser les créations d’emplois, vous mettrez en évidence les limites de ces politiques.
Face à l’explosion du chômage, l’Union Européenne maintient ses préconisations libérales en invitant les gouvernements à intensifier la flexibilité du marché du travail.
Ces politiques ne sont pas nouvelles, car la flexibilité du marché du travail a constamment progressé depuis les années 1980 dans tous les pays occidentaux sous de formes diverses sans pour autant que le chômage ait réellement diminué, en particulier en France.
Nous verrons dans un premier temps comment les politiques de flexibilité du marché du travail sont sensées créer des emplois, puis nous verrons que leur efficacité est discutable.
I. La flexibilité permet de créer des emplois
a. Théorie
- Pour les libéraux, le travail est une marchandise : offre de travail des salariés et demande de la part des entreprises. L’équilibre Walrasien, c’est-à-dire l’ajustement offre/demande donne un salaire pour lequel toutes les offres et toutes les demandes sont satisfaites. Pour que cela fonctionne, il ne faut aucun obstacle, aucune rigidité pour que les salaires puissent varier librement, que l’équilibre se fasse.
- Si les salariés acceptent des salaires d’équilibre, même bas il peut y avoir une situation de plein emploi. Tout chômage est donc jugé volontaire : refus d’accepter le bas salaire.
- Pour lutter contre le chômage, les politiques de l’emploi s’effectuent au travers de dépenses actives.
b. Dans la pratique
- Baisse du coût du travail : en France cela s’est fait par les exonérations de charges sociales. Baisse qui s’effectue au niveau des cotisations sociales, pour les bas salaires (temps partiels, emplois aidés, apprentissages…). Blocage des salaires à 1,7 fois le SMIC, en dessus de ce seuil ils payent des cotisations.
Tendance à la baisse des salaires et à leur individualisation : distribution de bonus, primes qui ne sont pas soumises aux cotisations sociales.
- Flexibilité :
o Interne : aménagement du temps de travail, annualisation du temps de travail. Possibilité de dépasser ou d’être en dessous de la durée légale (= flexibilité accordée aux entreprises lors de la loi sur les 35 h)
o Externe : possibilité d’embaucher/licencier librement, dérogations aux droits du travail (préavis, etc)
Recours à de la main d’œuvre temporaire : formes d’emplois atypiques : CDD, Intérim.
Délocalisations : recherche coût du travail plus faible.
o Qualitative : définition de compétences, plus de reconnaissance des qualifications.
c. Chiffres / résultats
- Augmentation de la flexibilité : emplois atypiques
- Augmentation du temps partiel
- Baisse du chômage : entre 1987 et 2007 (en 20 ans) le chômage a perdu 3 points, pour passer de 11 % de la population active à 8 %.
II. Les limites de la flexibilité
a. Conséquences sur les salariés (chute productivité, démotivation… contradictoire avec flexibilité, ne peut créer des emplois)
- Démotivation des salariés : mal payés, mauvaises conditions (temps de travail, bas salaires), n’ont pas de raison de s’impliquer dans leur travail. Leur productivité n’est pas à son maximum.
Cf. Salaire d’efficience
- Dé fidélisation : les CDD, les intérimaires travaillent pour une durée limitée dans l’entreprise, ils n’ont aucune raison de s’investir dans leur travail. Productivité n’est pas à son maximum.
ð la flexibilité est en contradiction avec productivité.
b. Conséquences sur la demande (baisse salaires, CS…) [constat]
- Les salaires sont bloqués à un niveau bas : emplois atypiques (travailleurs pauvres), de plus en plus de salariés au SMIC, et d’autres bloqués à 1,7 SMIC de moins en moins dépassé. Une baisse de la consommation s’en suit. La masse salariale distribuée régresse, ce qui pèse sur la consommation.
- Les exonérations de cotisations sociales creusent les déficits de la sécurité sociale. Les prestations sociales, régressent. (exemple : assurance maladie qui ne rembourse plus certains médicaments). Baisse des prestations sociales qui freinent la consommation (exemple : chômeurs moins indemnisés). Problème des retraites : âge de la retraite repoussé, petites retraites qui ne permettent pas un niveau de vie décent.
ð La baisse de la consommation, autrement dit de la demande a des effets négatifs sur la croissance.
c. Conséquences sur la croissance : théorie Keynésienne [interprétation] Pas de création d’emplois.
- Schéma Keynésien :
La consommation est une composante de la croissance économique. Si la demande diminue, la croissance sera affectée. Le niveau de la production sera ajusté en fonction de la demande. Si celui-ci est revu à la baisse, le niveau de l’emploi (main d’œuvre nécessaire à la production) sera réduit.
- Pour les Keynésien, le chômage provient d’une insuffisance de la demande. Pour lutter contre le chômage, il faut relancer la demande qui se compose de la consommation et de l’investissement.
Pour relancer la demande, la pensée keynésienne s’inscrit en contradiction avec la théorie libérale
§ Il faut relever les bas salaires pour augmenter la propension à consommer
§ Les salaires ne peuvent être flexibles et varier, ils ne peuvent être bas, les salaires doivent atteindre un certain niveau pour assurer un niveau de vie correct. Ils sont fixés par convention avant l’embauche.
§ Les néokeynésiens accusent la répartition de la VA d’être à l’origine du chômage.
§ Si les améliorations à ce niveau ne parviennent pas à régler le problème du chômage, Keynes suggère l’intervention de l’Etat pour relancer l’activité économique par des commandes publiques : construction d’infrastructures, etc.…
Même pour une question de synthèse qui doit être limitée à environ 3 pages, construire un plan détaillé est nécessaire.
Votre travail est tout-à-fait intéressant mais peut être amélioré sur différents points :
Première partie :
Deuxième partie :
Pour progresser dans une question de synthèse, nous vous conseillons de bien sélectionner ce qui est le cœur du sujet pour pouvoir rédiger vraiment une synthèse.
De plus, sur le fond, veillez bien à mettre en évidence les liens entre analyses théoriques, politiques et résultats.
Enfin, sur votre brouillon, faites l'effort d'indiquer les documents et les questions du travail préparatoire que vous utilisez.
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